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PRESSE ECRITE / Républicain Lorrain

  • Photo du rédacteur: Symbiom team
    Symbiom team
  • 15 oct. 2025
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 26 févr.



YANNICK MONGET, PROSPECTIVISTE : "JE NE VEUX PAS AJOUTER AU CATASTROPHISME"


Yannick Monget se pose des questions. Yannick Monget se pose toujours des questions. C’est d’ailleurs son métier depuis plus de vingt ans : prospectiviste. L’ingénieur messin s’est donné pour mission de représenter le futur au plus juste, par l’image. Pour marquer les esprits, les préparer, leur faire comprendre les enjeux. Il a publié plusieurs ouvrages, denses, où apparaissent Paris en mode jungle, d’autres capitales sous les eaux ou rongées par le désert. Des représentations éloquentes et souvent justes. Ces dernières années, Yannick Monget s’est tourné vers un esprit plus positif, d’où son projet Hopes, parrainé par plus de quarante personnalités mondiales de l’écologie et des droits humains, de Matthieu Ricard à Bertrand Piccard. « Je n’ai plus envie de rajouter au catastrophisme. »


Témoin de ce virage, son poster géant de Metz installé depuis cet été aux Récollets (4m x 2) représente la préfecture de Moselle dans un océan de vert, lumineux, presque attirant.


EXPOSER A TRAVERS LE MONDE


Pour le réaliser, il s’est posé de nouvelles questions. Comme « dois-je utiliser l’IA ? ». D’un côté, l’IA lui permet un degré de détails extrêmement fin. De l’autre, l’IA est nuisible à l’environnement. Mais ce poster géant, là où il est, touche des milliers de personnes de passage dans le quartier. C’est la force de son travail. « Je veux exposer dans les rues, dans les squares, pour amener la réflexion aux gens. Ça a toujours bien fonctionné. Je n’ai jamais eu autant de retours qu'avec mon expo rue de Rivoli, à Paris. »


Ces jours-ci, on trouve aussi ces œuvres à Rome. Elles vont à travers le monde. « J’ai créé le logo de la Déclaration universelle des droits de l’Humanité. Je l’ai dévoilé à l’ONU, à Genève, en mai. » Son expo a attiré l’œil des plus grands, de passage. « Ce sont des gens souvent convaincus, qui me demandent d’exposer chez eux. »


Maintenant, une autre manière de toucher le grand public, ce sont les réseaux sociaux. Yannick Monget en est conscient. Là encore, il se pose des questions. Quels réseaux investir ? Sous quelle forme ? Comment être bien reçu ? « J’étais un des premiers à quitter Twitter. Je réfléchis à y revenir, pour contrebalancer toutes les bêtises qu’on peut y lire. On sait que les images négatives sont celles qui suscitent le plus de réactions, qu’une Metz en ville verte sera moins vendeuse qu’une tour Eiffel inondée. »


ANIMATION D'IMAGES


« Mais aujourd’hui, les réseaux sociaux font tomber toutes les barrières. Si je veux développer mon influence, il faut que je développe un ton, un contenu. Ma marque de fabrique, ce sont les images. » Il n’a pas le langage d’un Hugo Clément ou d’une Camille Étienne, ne s’adresse pas aux mêmes publics. Mais tout de même, la vidéo remplace l’image fixe. Yannick Monget va donc se plonger dans les technologies d’animation d’images. Pour que chaque personne voie, à travers ses montages, à quoi pourront ressembler les villes demain. Des villes résilientes, il en est convaincu. « Notre monde est fini. Je compte sur le travail des villes, des associations, des entreprises pour faire avancer les choses malgré tout. » Là-dessus, il ne se pose plus de questions..



Photo : Au cloître des Récollets, depuis cet été, on peut voir une vue de Metz arborée, adaptée au climat, signée Yannick Monget. 

Photo Gilles Wirtz


Républicain Lorrain


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Pour suivre Yannick Monget sur les réseaux sociaux :



 
 
 

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